Logo france 128Défendons nous, défendez vous, agissons ensemble


Face à la loi Dombreval, dont l’application aboutira à la fin d’une majeure partie de nos élevages familiaux, que pouvons-nous faire ? Il n’y a qu’un seul moment où les Hommes politiques s’intéressent à nous, ce sont les élections.
Il ne faut donc pas manquer ce grand moment démocratique pour se défendre et faire entendre nos revendications !

Notre force, c’est notre nombre.

Il y a 4 millions de Français passionnés d’animaux, membres d’associations nationales, régionales et locales ou de clubs de races, quelle que soit l’espèce. Cela fait de nous la deuxième force organisée après les sportifs.

Cependant, le nombre ne suffit pas : encore faut-il se mobiliser pour faire comprendre aux candidats aux élections législatives quels sont nos problèmes et quelles solutions ils peuvent y apporter pour y remédier !

En ce sens, nous faisons appel à vous afin que vous envoyiez une lettre accompagnée du document « Pour des relations équilibrées entre l’Homme, la nature et les animaux » aux maximum de candidats aux élections législatives.

Mais, comme rien ne vaut le contact humain et la remise de document en mains propres, nous vous invitons à solliciter la Chambre d’agriculture de votre département afin que celle-ci organise l’audition des différents candidats et vous y invite afin que vous puissiez exposer les conséquences désastreuses de la loi Dombreval et vos revendications afin de promouvoir et protéger les élevages familiaux et de sauvegarde et non les anéantir.

Vous trouverez le modèle de courrier ici

Comptant sur votre aide et votre mobilisation, nous vous disons à très bientôt sur les réseaux sociaux et dans les expositions-concours !

ProNaturA France


 Le courrier ci-dessous peut être téléchargé ici


Madame la Présidente, 
Monsieur le Président,

Je suis membre de l’association_________________.

En tant que tels, mon association et moi-même sommes affiliés à la fédération ProNaturA, une organisation très engagée dans la défense de la biodiversité, telle que garantie par l’élevage conservatoire dit « familial » ou « amateur ».

Je me permets de vous saisir car, comme vous le savez, une loi contre la maltraitance animale, dite « loi Dombreval » a été promulguée le 30 novembre 2021.

Après « l’agribashing », voici « l’élevagebashing » à grande échelle et c’est sans doute l’occasion pour les agriculteurs d’en souligner les outrances et de se faire beaucoup d’alliés dans la société civile et le grand public.

Nous, les petits éleveurs, d’animaux dits « de compagnie », rassemblés derrière nos clubs de races ou d’espèces et la Fédération ProNaturA France ( www.pronatura-france.fr ), pesons 8 millions de passionnés de nouveaux animaux de compagne (NAC) et 33 millions de Français (un sur deux) qui en possèdent un ou plusieurs. Tous sont sensibles au bien-être animal.

Une fois qu’ils auront compris ce que cette loi va changer dans leur quotidien, ils ne manqueront pas d’exprimer leur mécontentement dans les urnes ou de toute autre façon.

En effet, cette loi, portée par des extrémistes véganiens, ouvre la voie aux visées d’une extra sensibilité animaliste, qui souhaite éliminer toute forme de détention d’animal en milieu protégé, et toute forme de consommation de viande animale.

Elle aura donc pour effet le contraire du but affiché : à savoir éloigner les Français de leurs animaux. Il y aura des conséquences non négligeables sur la biodiversité comme sur l’élevage.

En bref, si vous laissez cette loi s’appliquer, ces combats extrémistes et soutenus par seulement 2 % des Français, s’imposeront.

Le lien homme-animal que prétend établir la loi existe déjà depuis longtemps. Cette loi a été écrite trop vite sans aucune concertation avec les fédérations concernées(1) (volailles, lapins, rongeurs, oiseaux exotiques, reptiles, poissons, animaux dits « de rente etc.»).

Nous craignons à présent les décrets d‘application et leurs effets.

1 Les faits

Cette loi est une porte ouverte à toutes sortes d’articles ou d’amendements futurs, nécessairement toujours plus restrictifs, afin d’arriver, in fine, à une interdiction de possession de tout animal familier (improprement appelé « de compagnie ») par les Humains.

Elle insulte les 33 millions de détenteurs d’animaux en les supposant d’emblée « maltraitants ».

  • Pour les animaux dits « non domestiques » dont les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie : rongeurs, reptiles, oiseaux, poissons, amphibiens etc.), il est prévu une liste « positive » d’espèces autorisées. Cette notion est très dangereuse car on prévoit une réduction progressive de cette « liste positive » des animaux encore autorisés par la loi, sous la pression de ces associations.
    La définition de « sauvage « est floue : de nombreuses espèces ne survivent qu'en milieu protégé, sous garde humaine, et cet élevage amateur attentionné et prudent permet justement leur survie.

  • On redoute l’élargissement rapide de cette loi aux animaux d‘élevage (dits « de rente »). Pour preuve, il faut lire les déclarations, dès le mardi 17 novembre des associations ( L214 et surtout Code animal) dont le lobbying intense a permis d’arriver à cette loi. Dans ce cas, la diversité biologique de l'élevage français, qui fait sa richesse est sérieusement menacée.

  • Cette loi arrive au moment où de nombreuses fédérations d‘éleveurs réfléchissent à la mise en place d’un statut officiel pour le petit élevage amateur. L’élevage amateur, familial, bien loin d’être maltraitant, sauvegarde depuis des siècles la biodiversité domestique et les phénotypes sauvages.

L’élevage familial et la détention d’animaux domestiques ou de phénotypes sauvages concerne plus de 33 millions de français (plus leurs sympathisants). Ils ne manqueront pas d'exprimer leur mécontentement par les urnes.

2 Conséquences annoncées

 Contre la biodiversité :

  • Arrêt de l'élevage de nombreuses variétés (volailles de races locales anciennes, oiseaux d’ornement et de compagnie, poissons …). Les épisodes successifs de grippes aviaires ont déjà mis à mal une partie des éleveurs de volailles.

  • La disparition de centaines d’espèces et races, sauvegardées et élevées par les quelques 8 millions de particuliers (mort programmée de l’ornithologie, de l'herpétologie et de l’aquariophilie), avec la perte irrémédiable des connaissances zootechniques accumulées depuis plusieurs générations d'éleveurs. Cette connaissance est la base de nombreuses réussites de programmes de conservation actuels en liaison avec des zoos et des pays étrangers.

  • Abattage des troupeaux de volailles et perte irrémédiable de souches anciennes. En effet, il est impossible de maintenir une génétique saine des petits élevages (100 à 150 sujets) sans possibilité d’échanges et de partages entre éleveurs.

Contre le bien-être animal

  • Abandon dans la nature de nombreux animaux (reptiles...) ;

  • Augmentation de la maltraitance animale. Les refuges d’animaux, déjà saturés, seront surchargés par les abandons d’animaux. Maltraitance d’animaux sociables auquel un compagnon ne pourra plus être apporté (les perroquets par exemple peuvent mourir de solitude). Cette loi qui vise à renforcer le lien homme / animal va paradoxalement avoir l’effet contraire.

Contre le bien-être humain

  • Surcroît de travail pour le monde animalier (refuges) et institutionnel (préfectures, mairies) en charge de faire respecter la loi. Qui va recueillir des animaux soi-disant maltraités ? Les refuges déjà débordés ? Qui va vérifier les accusations de maltraitance ? Les associations comme L214 qui n’ont pas le droit d’aller sur des propriétés privées ? Des gendarmes et des juges déjà surchargés ? Des maires qui n’ont pas les moyens d’assurer la sécurité dans leur ville ?

  • Agacement général des français. La cause animale est chère au cœur de la moitié des français. Cette loi insulte ces détenteurs en supposant d’emblée qu’ils sont maltraitants. En réalité, la grande majorité est aux petits soins pour leurs protégés, comme l'atteste un recours de plus en plus large aux vétérinaires spécialisés NAC, et l'accroissement des budgets des familles consacrés aux animaux.

  • Violences de la population. Si les animaux sont saisis aux domiciles des familles, les réactions des propriétaires devant céder un animal, pour lequel beaucoup a été investi, affectivement et autres, pourraient être violentes. Sans compter les délations des voisins pour maltraitance, à tort ou raison, qui ne manqueront pas de fleurir dans un tel climat.

Conséquences économiques néfastes

  • Des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects seront anéantis : animaleries, producteurs d’aliments, vendeurs de matériel...

  • Manque à gagner conséquent pour les hôteliers. Les concours de beauté, bourses et autres championnats d’animaux, organisés chaque week-end aux quatre coins de notre pays, représentent des centaines de milliers de nuits d’hôtel et les repas qui vont avec, plus la TVA.

  • Une filière professionnelle va disparaître. Que vont devenir les étudiants préparant actuellement bac pro ou BTS liés à l’animalerie ? Quelle va être la valeur de ces diplômes déjà obtenus par des centaines de professionnels ?

Bien sûr, les éleveurs professionnels sont également concernés par les attaques de soi-disant protecteurs des animaux à buts véganiens.

Les élections législatives sont une des rares occasions de faire connaître nos problèmes et nos solutions aux hommes politiques et donc aux candidats à la députation.

C'est pourquoi nous souhaiterions pouvoir organiser avec vous, au sein de la Chambre d’agriculture une audition des candidats aux législatives afin de leur faire prendre conscience des problèmes engendrés pour nous par les extrémistes antispécistes et autres véganiens et de leur demander un engagement fort sur les solutions que nous avons à leur proposer.

Dans cette attente, vous voudrez recevoir, Madame la Présidente, Monsieur le Président, l’assurances de mon pus profond respect.

Signature

Nom, prénom, adresse

Téléphone - Mail

_____________________

(1) Entr’autres : Aviornis ( www.aviornis.fr/ ) - Union Ornithologique de France ( www.ornithologies.fr/ ) - ProNaturA ( www.pronatura-france.fr - Fédération française d’ornithologie (www.fedfo.org) – Fédération Française d’Aquariophilie (www.fedeaqua.org) – World Pheasant Association France (www.wpa-france-galliformes.com) – Agir espèces (www.agir-especes.com) – Étude et Préservation des Psittacidés Sud-Américains (https://eppsa.fr) – Société Française des Parcs Zoologiques (afdpz.org) – etc.

proposition_pub2.jpg