MMLoiseau1En route vers un élevage extensif viable avec des races à faible effectif
C’est le pari qu’ont fait Mélanie et Mickaël Loiseau, dans leur exploitation du Maine-et-Loire. Avec un prix mondial qui ne respecte plus les éleveurs, les financiers ne suivent plus. Alors comment quitter le productivisme sans aide ?

 

 

MMLoiseau3Mélanie et Mickaël ne sont pas enfants d’éleveurs, ils n’ont pas reçu la ferme en héritage.
Mickaël s’est lancé avec passion, il y a 9 ans, dans un métier, qu’il aime, et ce dans le respect des animaux qu’il élève. Cette passion vient probablement de ses grands-parents qui étaient eux-mêmes éleveurs.
C’est en 2013 qu’ils ont « fait connaissance » avec les premières races à faible effectif en acquérant 2 saosnoises dont une vraie mancelle.

Avec aujourd’hui environ 60 vaches à la traite, l’élevage est avant tout extensif, axé sur des races à faibles effectif : flamandes, froments du Léon, canadiennes, normandes, simmental, saosnoises, rouges des prés, bordelaises et plus communes, jersiaises. Le système est herbager, les vaches pâturant l’essentiel de l’année sur une soixantaine d’hectares. L’ensilage est banni. Les animaux sont complémentés, si besoin, à l’épeautre et à la féverolle maison.

La conversion bio est une évidence mais elle doit absolument s’accompagner d’une valorisation du lait à la ferme et d'une commercialisation en circuit court.

Pour la viande, un premier débouché existe en la personne d’un boucher parisien qui achète les carcasses.

Pour le lait, Mélanie souhaite trouver sa place en créant un atelier de transformation : dans un premier temps crème et beurre (doux et salé au sel de Guérande) crus puis, dans un second temps, crème glacée et fromages. Le tout serait bien entendu commercialisé à la ferme.

MMLoiseau2Les études prouvent que l’idée est viable et permettra de faire vivre le couple, le tout pouvant être opérationnel dès la fin de cette année.

L’évolution vers le label bio est en cours (Groupement des agriculteurs biologistes et biodynamistes de Maine-et-Loire - https://www.gabbanjou.com).
Nos deux éleveurs pensent également se tourner vers les AMAP (Associations pour le maintien d’une Agriculture Paysanne - http://www.reseau-amap.org/amap.php).

Mais, encore une fois, ce type d’élevage non conventionnel fait peur aux banques qui ne veulent prendre aucun risque alors que ce sont bien ces 2 jeunes qui engagent leur petite famille.

Mélanie et Mickaël recherchent donc des partenaires intéressés par des produits laitiers biologiques élaborés à partir de races à faible effectif. Sans contrat, sans soutien, aucune banque n’acceptera de les aider.

ProNaturA France a décidé de soutenir ce projet qui entre totalement dans le cadre du maintien de la biodiversité domestique dont nous plaidons la cause en permanence.


Mélanie et Mickaël LOISEAU
La Frimardière
49110 LE-PIN-EN-MAUGES
02 41 75 88 67 – 06 85 50 02 33
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