Lafleche1La "La Flèche"


Tous les auteurs avicoles s’accordent pour faire remonter la renommée de la volaille de la « La Flèche » au XVème siècle. A cette époque, elle était loin de subir les mêmes exigences du standard d’aujourd’hui.
Elle est originaire de l’arrondissement de la Flèche, dans la Sarthe, et de nombreuses races sont susceptibles d’avoir contribué à sa formation : l’Espagnole, la Crèvecœur, la Breda, la Padoue naine, la Brabançonne, la Minorque, le Combattant. Selon moi, la « La Flèche » a une parenté étroite avec les races normandes, dont le territoire géographique est tout proche et auxquelles, elle ressemble incontestablement. Après l’âge d’or de la première moitié du XXème siècle, cette race faillit disparaitre vers les années 1960-1970, avant de remonter lentement.

la fleche pouleHistorique de la « La Flèche » à travers divers auteurs du XIXème à nos jours
Vers 1846 « La basse-cour » - R. Dupont
La « La Flèche », race rustique, est robuste mais un peu moins que la Crèvecœur, on peut commencer l’engraissement des poulets vers l’âge de quatre mois et demi ou cinq mois. La poule est une des meilleures pondeuses, elle donne environ 140 œufs annuellement dont l’un pèse approximativement 70 grammes. Par contre cette race est mauvaise couveuse.

« Basse-cour » - Voitellier
La plus grande de nos races françaises.
La race de « La Flèche » a donné naissance à plusieurs sous races, celle de Barbezieux et du Mans ; il y a également quelques Fléchois blancs.
Le plumage est entièrement noir avec des reflets verdâtres. La huppe, presque nulle, affecte la forme d’un petit épi rejeté en arrière, la crête, moins grande que celle du Crèvecœur, représente deux petites cornes, presque aussi grosses à la base qu’au sommet ; un petit crétillon de la grosseur d’un pois est détaché en avant entre les deux narines.
Les barbillons sont pendants et très allongés, les oreillons de très grandes dimensions, se replient sous le cou et sont blanc mat, sans la moindre trace de filets sanguins. La cravate est nulle, le bec court et légèrement recourbé, noir à sa base et jaunâtre au bout, supporte des narines grandes et ouvertes. La patte est bleue ardoise.
Le Fléchois est moins précoce que les précédents (Crèvecœur, Mante).
Il est remarquablement construit pour prendre la graisse et arriver à l’embonpoint excessif.

« Monographie de toutes les races de poules » - Louis Duchemin
C’est certainement unLa Flechee de nos plus belle races et, comme nous le disons à l’instant la plus grande de nos races françaises avec celle des Barbezieux, elle possède une réputation mondiale ; les chapons du Mans ont une réputation universelle et le gourmet n’y peut songer sans une émotion gustative qui lui inspire un profond respect.
Charles Jacques attribuait à cette race une origine espagnole ; il se trompait bien certainement, les caractères des races étant extrêmement distants ; ni la physionomie génétique ni les aptitudes, ni la forme et la couleur des œufs ne se ressemblent.
La « La Flèche » est une race rustique et sa chair est exquise et sa remarquable aptitude à l’engrais-sement qui la font priser d’une façon toute particulière pour les éleveurs des environs de la Flèche qui se sont faits une spécialité de son élevage ; elle a le défaut de se développer un peu lentement.

1929 « Jardins et Basses-cours » - Albert Maumené
Magnifique volaille aux beaux œufs et à la chair exquise, recherchée par les très fins gourmets.
La taille énorme et la délicatesse de sa chair classent la poule de la « La Flèche » parmi nos meilleures races françaises.

1943 « L’Aviculture Artisanale » - Louis Serre
La « La Flèche » magnifique race française dont la réputation date du XVème siècle, mais étant essentiellement une volaille à élever pour la chair. Le poids du coq adulte est de 5 à 6 kg, la poule de 4 à 5kg.

1944 « Poules françaises » - Louis Serre
…ce que reprochent à notre « La Flèche », les fabricants de poulets express, c’est qu’il est long à venir. Il faut compter neuf, dix ou même onze mois pour obtenir un beau « La Flèche » en parfaire condition. Mais si, de ce fait, il se montre impropre à l’industrialisation, son élevage n’en demeure pas moins intéressant.

1945 « Le petit élevage d’amateur » - Louis Serre
Une très ancienne race française puisque la renommée des « La Flèche » remonte au moins au XVème siècle. C’est avec la Barbezieux, la plus grande et la plus belle de nos races nationales, sa réputation a été mondiale et devrait le revenir, c’est avec les « La Flèche » que l’on produit les fameux chapons du Mans, que l’on engraisse les inestimables coqs vierges.

1948 « Traité D’aviculture » - Dr J.Lahye, Dr J.Marcq, Dr E.Cordiez
La « La Flèche », originaire de la Sarthe, est une des races françaises capables de donner les plus gros et les plus fins poulets, et les poulardes et chapons du Mans. C’est en somme la volaille naine du noire du Mans avec une crête simple en avant, formant deux cornes droites et divergentes vers le haut, la huppe est rudimentaire, les oreillons blancs. Le plumage est très serré, noir. Les tarses sont noirs. La taille est élancée, se rapprochant comme apparence des races de combat.
Les poulardes engraissées pèsent vidées près de 3kg.

Lafleche croquis1975 « L’élevage du poulet » - Julien Besseliévre
C’est une très belle volaille à plumage noir originaire, comme son nom l’indique, de La Flèche en Sarthe. Elle était répandue dans cette région depuis plusieurs centaines d’années où elle jouissait et jouit encore à juste titre d’une très grande renommée sous la dénomination de « chapon du Mans ».
Sa chair fine délicate et savoureuse, lui a valu une réputation universelle.
Le coq « La Flèche » qui atteint et dépasse parfois 4 kg au stade adulte, possède une crête très caractéristique à deux cornes et de magnifiques oreillons blancs. Le seul reproche qu’on puisse lui faire est que du fait de son volume, c’est une volaille assez longue à venir.
Les poules sont des pondeuses moyennes de très gros œufs à coquille blanche atteignant 75 grammes.

2006 « Coqs et poules, les races françaises » - Jean-Claude Périquet
Tous les auteurs avicoles s’accordent pour faire remonter la renommée de la volaille de La Flèche au XVème siècle. A cette époque, elle était loin de subir les mêmes exigences du standard d’aujourd’hui.
Elle est originaire de l’arron-dissement de la Flèche, dans la Sarthe et de nombreuses races sont susceptibles d’avoir contribué à sa formation : l’Espagnole, la Crèvecœur, la Breda, la Padoue naine, la Brabançonne, la Minorque, le Combattant. Selon moi, la « La Flèche » a une parenté étroite avec les races normandes, dont le territoire géographique est tout proche et auxquelles, elles ressemblent incontestablement.
Après l’âge d’or de la première moitié du XXème siècle, cette race faillit disparaitre vers les années 1960-1970, avant de remonter lentement.
Une perte de masse : à la fin du XIVème siècle et au début du XXème on indiquait des masses énormes, de 3,5 kg à 6 mois et 5,5 kg à 6 kg à 10 mois pour le coq, et 2,5 kg à 3 kg à 6 mois et 4 à 4,5 kg à 10 mois pour la poule. Actuellement, le standard demande un minimum de 3,5 kg pour le coq et 3 kg pour la poule, valeur qu’il est parfois difficile d’atteindre.

« J’élève mes poules » - Frances Bassom (traduction de l’anglais Lucie Blanchard)
La « La Flèche »
Cette magnifique race ancienne est originaire de la ville éponyme, dans la Sarthe, il semblerait que l’Espagnole noire à tête blanche et la Crèvecœur comptent parmi ses ancêtres.
Elle fut particulièrement appréciée au XIXème siècle mais certaines descriptions du XVIème siècle évoquent déjà sa présence dans les fermes sarthoises.
De grande taille et d’allure fière, elle est réputée pour l’excellence de sa chair et fit les délices des tables parisiennes sous le nom de « poule du Mans ».
Assez vorace, la « La Flèche » engraisse vite, mais sa croissance est lente : elle a parfois le surnom de « poule du diable ».

Élevage et utilisation en 2015
Les membres du club souhaitent que la « La Flèche » reste une poule fermière, rustique, forte en masse et en volume. Ils voudraient qu’elle reste renommée pour ses qualités de chair, et ne pas être transformée en une poule d’ornement !
Sa bonne chair en fit sa renommée. Tous les éleveurs semblent s'accorder pour dire que cette chair est délicate, savoureuse, fine... Autrefois, cette race était engraissée et vendue sous le nom de poularde de « La Flèche » ou du Mans. Le chaponnage peut être également pratiqué avec profit. Cependant, sa croissance est lente ; selon la plupart des éleveurs, il faut environ 10 mois pour faire un beau sujet. La ponte semble être moyenne ; les œufs sont gros : au minimum 65 g, à coquille blanche. La poule ne couve pas, ou mal .


La Flèche Club Français
Président : Jean-Jacques Sergent - 28 bis, rue de la Moulinette - 45300 Escrennes


 Jean-Jacques Sergent

 

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