Denved ar vroLe mouton de Belle-Île


Le mouton de Belle-Ile est un survivant de « la race de deux » décrite dans les ouvrages zootechniques du 19è siècle. Cette race est le résultat d'un croisement entre le mouton « originel » de Bretagne (le « Landes de Bretagne ») et un mouton flandrin amené par les hollandais au 18è siècle sur la côte atlantique (lors des travaux de drainage et poldérisation).

Belle Ile Denved ar vroOn l'appelle ainsi, car les derniers individus de race pure (en très faible effectif, une quinzaine environ) ont été retrouvés sur Belle-Ile dans les années 80.

En 1986, il ne restait qu’une quinzaine de têtes, dont l’avenir plus qu’assombri s’éclaira grâce au programme de conservation démarré en 1987 à l’École vétérinaire de Nantes par le professeur Maller en collaboration avec le docteur Lebigre, vétérinaire de Belle-Île
Ceux-ci ont été frappés par une caractéristique très particulière à ce mouton : son hyper-prolificité, qui a été probablement entretenue par le mode d'élevage insulaire.

L'action de conservation s'est poursuivie sous l'impulsion du CRAPAL (conservatoire des races en Pays de Loire) qui a favorisé la répartition des animaux, d'abord dans des collectivités (écomusées, animaleries) ensuite auprès de particuliers. Aujourd'hui, la conservation se consolide, encadrée par l'association « Denved ar Vro – Moutons des Pays de Bretagne », par la valorisation de la race par des éleveurs professionnels, qui détiennent actuellement la majorité du cheptel. Ce cheptel est en constante augmentation (67 en 1998, on en est à peu près à 500 brebis en 2016).

On trouve ce mouton dans l'ensemble de la Bretagne historique et en Vendée. Il est rustique et bien adapté aux espaces littoraux, son élevage se fait principalement à l'herbe. Ce mode d'élevage donne au lait (pour les quelques éleveurs qui fond de la transformation laitière), et au fromage également, un parfum de « terroir ».

D'un format moyen, d’une conformation correcte ( entre 45 et 60 kg pour les brebis et de 70 à 85 kg pour les béliers), le gigot long et plat, le « Belle-Île », à défaut de cornes, porte une toison fermée, blanche la plupart du temps mais aBelle Ile Corentin Barbierssez souvent colorée, du gris au brun foncé. Les spécimens de couleur blanche ont généralement les extrémités tachées de roux. Il arrive que les moutons aient une queue de rat, c’est-à-dire dépourvue de laine.

Sociable, bonne herbagère, bonne laitière, la race se montre extrêmement prolifique, coutumière des portées gémellaires voire des mises bas de trois ou quatre voire cinq agneaux. Les mères amènent leurs petits à des poids convenables vers les 6 mois.

La majorité du cheptel est pris en charge par des collectivités, ou des élevages de particuliers attachés au développement de la race. Il existe cependant une filière agricole, où les agneaux, abattus autour de 5 ou 7 mois, sont destinés à la vente directe et où le lait sert à une petite production de fromages frais. Cette filière connaît une croissance régulière. La laine à feutrer ou à filer fait l'objet avec la laine du « Landes de Bretagne » d'une marque déposée : « Laine de Bretagne – Gloan Breizh – Brittany Wools ».

La valorisation
Avec une prolificité élevée, La plupart des éleveurs professionnels élèvent leurs agneaux pour la viande, le plus souvent en bio, et en vente directe. L'élevage à l'herbe donne une viande particulièrement savoureuse.
Son hyper-prolificité, repérée dès le début par les chercheurs, fait l'objet actuellement d'une recherche de l'INRA, qui devrait donner ses fruits à la fin du printemps.

Et pour finir, le « Belle-Île » est un mouton très attachant, dont on ne dirait que du bien.


Photos Corentin Barbier (jeune éleveur de « Belle-Île » dans le marais breton-vendéen - la Barre de Monts).

Site internet de l’Association « Moutons des Pays de Bretagne - Denved Ar Vro : http://moutonsdebretagne.fr

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - Tél : 06 48 61 70 16
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